Samedi 3 avril 2010, 7h15 du matin, nous voilà partis direction Vallon Pont d’Arc.
Les quatre VTT Sunn dans le coffre du renault trafic de Pascal, l’autoroute des deux mers s’ouvre alors à nous.

9h30, nous passons le péage de Toulouse avec, à la clef, un doigt levé d’une charmante dame affolée par la distance la séparant de la boîte à ticket (c’est vrai, on ne l’a pas ménagé ; un, deux, trois coups de klaxon et la voilà toute rouge et incontrôlable !). 1ère, 2ème, …, 6ème, lancée à 150 km/h, on ne la reverra pas.
Arrivés à Nîmes, rebelote ! ce coup-ci, la nervosité de vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur de la cahute à ticket. La personne chargée de nous encaisser les 1,10 euros pour sortir de l’autoroute a oublié d’être aimable mais se souviendra probablement de nous en nettoyant sa vitre.
14h30, nous entrons dans Vallon Pont d’Arc. Le temps n’est pas terrible mais arrivés sur le lieu du kid raid (80 équipes tout de même, composées d’un adulte et d’un enfant), nous sommes reçus par plusieurs bénévoles dont Babeth (Babou) qui reconnaît, je vous le donne pour 1000, Pascal.
L’organisation est inquiète à cause des prévisions météorologiques du week-end. Canoë ou pas canoë ? la gymnastique du visage de Christophe, Monsieur TRAID, commence alors ; durant toute l’après-midi, il passera du sourire à la déception, de la déception au sourire. C’est vrai, venir à Vallon pont d’Arc pour faire un raid sans canoë est vraiment dommage. L’apéro chez les pompiers et le repas avec l’équipe d’organisation ne feront que confirmer les inquiétudes. Après avoir découvert et apprécié le Col’Ardèche (une sorte de Coca Cola fabriqué en Ardèche et contenant, comme par hasard, de la chataîgne) et les caillettes (une sorte de pâté contenant des herbes), le déluge qui s’abat sur Vallon entre 22h00 et 23h00 diminue fortement la probabilité de faire du canoë le lendemain.
Dimanche 4 avril à 6h00, nous voilà debout pour un départ à 8h30, reporté finalement à 9h00 pour donner le temps à l’organisation de baliser le parcours de repli ; Et oui ! comme prévu, le niveau de l’Ardèche est montée de 2 mètres dans la nuit, la partie canoë est annulée.
Le raid devient donc l’enchaînement d’un trail de 29 kms et d’un VTT de 38 kms.
9h00 pétantes, les fauves sont lâchés. Le temps de traverser le village à 18 kms/h, Pascal et moi nous retrouvons entourés des 3 équipes Garmin Scientec Nutrition, deux équipes Lafuma Vibram et une équipe Ertips. Au bout d’1h45 de trail, à l’entrée du canyon du Rieussec, on est second à 50m des premiers. Et là, une nouvelle course commence : aucune combinaison et une eau à 7° avec 3 marmites à passer (trou d’eau de 2 à 4m de profondeur et 5 à 7m de long). Au total, la remontée du canyon aura duré bien 25’. Pascal et moi ressortons de cet espace aquatique frigorifiés, les pieds gelés, les crampes aux mollets, aux adducteurs et aux cuisses et 3ème à 4’ des premiers. Quelques kms pour se réchauffer et on arrive 2ème au parc à vélo avec 7’ de retard sur les premiers.

3’ pour vidanger et changer de sacs à eau, de chaussures et de gants, nous voilà partis pour 38 kms de VTT. D’entrée, Pascal se retrouve envahi de crampes ; je le soulage comme je peux, nous sommes conscients que les kilomètres vont être longs. Les paysages sont magnifiques, une quinzaine de ruisseau à traverser, des cailloux partout, beaucoup de singles mais les douleurs sont là. On avance à deux, comme on peut, les descentes semblent inexistantes, les montées éternelles. On pense alors à Christophe et Eric, aux difficultés qu’ils vont probablement rencontrés tellement ce circuit VTT est difficile. Finalement, après 5h37 d’effort, on arrivera 2ème à 20’ des premiers et à 1’30 des 3ème.
On est content d’en avoir terminé ; une tape sur la tête de Pascal pour son courage et une bise car fier d’avoir partager un tel moment avec lui.
On décide alors d’aller au chalet prendre une petite douche et là, surprise ! Nous apercevons nos deux compères tout propres sur des VTT nickel. Une douleur au genou chez Christophe les a obligé de stopper au bout de 23 kms de trail. Ils n’ont même pas eu droit aux marmites, la partie tant attendue par nos deux compères. Ils ont même fait du stop pour aller récupérer leur cycle sur la zone de transition située à 10 kms de là.
Une fois douchés, les vélos et les chaussures nettoyés, nous nous rendons à la remise des prix. C’en suit alors l’apéritif et le repas avec l’équipe d’organisation (ah oui ! j’avais oublié de vous dire, j’étais le parrain de l’épreuve) où nous recevons chacun un panier garni et la certitude que les ardéchois savent recevoir et faire aimer leur région.

Ce n’est que le lendemain que nous avons pris la route du retour avec, au passage, une petite escale sur l’Aire des Corbières (ou de Bizanet, je ne sais plus) pour monter les VTT, se changer et découvrir pendant une heure les sentiers entre Narbonne et Carcassonne. Que du plaisir !!!




